Des quartiers aux décideurs politiques : comment les audits contribuent-ils à une politique de sécurité fondée sur des données probantes ?

Webconférence

10 mars 2022, 14h00-15h30 (CET)

Pour améliorer la sécurité individuelle et collective, il faut avoir une connaissance approfondie d’une communauté donnée. Si les statistiques quantitatives sur la criminalité sont importantes, comprendre comment les différents groupes de population perçoivent la situation en matière de sécurité l’est tout autant. Ce n’est qu’en explorant les expériences subjectives de la sécurité, ainsi que la réalité socio-économique et le degré de cohésion sociale, que les acteurs de la sécurité peuvent reconstruire un paysage de sécurité local équilibré.


Dans cette optique, le Forum européen pour la sécurité urbaine (Efus) a toujours plaidé pour la réalisation d’audits de sécurité prenant en compte l’aspect subjectif de la sécurité, comme base pour de nouvelles interventions en matière de sécurité. Une telle approche est également illustrée par le projet BeSecure-FeelSecure (BSFS) (2019-2023), cofinancé dans le cadre des Actions Innovatrice Urbaines (AIU) et mis en œuvre dans la Ville du Pirée (Grèce).


Cette session, suivie d’une séance de questions-réponses, examinera comment l’évaluation initiale du projet réalisée au Pirée, qui fait partie intégrante de l’approche stratégique de la sécurité urbaine et de l’élaboration de politiques fondées sur des données probantes, peut être reproduite ailleurs. Elle inaugurera également une série de webconférences qui présenteront l’expérience de BSFS en matière d’interventions sociales, de gouvernance de la sécurité, d’aide aux victimes et d’utilisation innovante de la technologie pour améliorer la cohésion sociale et réduire le sentiment d’insécurité des citoyens.

Au cours de cette session, nous aborderons les questions suivantes :

  • Comment réaliser une évaluation de base pour mieux comprendre la situation locale en matière de sécurité ?
  • De quelles ressources a-t-on besoin pour l’entreprendre ?
  • Qu’est-ce que la pandémie nous a appris pour adapter l’évaluation de base aux nouvelles circonstances ?
  • Comment et pourquoi prendre en compte les expériences subjectives d’insécurité des citoyens et des différents groupes sociaux pour élaborer des politiques de sécurité urbaine fondées sur des preuves ?
  • Quelles recommandations pouvons-nous donner à d’autres autorités locales qui cherchent à mener une telle évaluation, et quels seraient les principaux points d’attention ?

Intervenants du consortium BSFS :

Eleni Kontopoulou
Eleni Kontopoulou

Eleni Kontopoulou est chercheuse postdoctorale à l’université des sciences sociales et politiques Panteion. Elle a étudié le droit à l’université Démocrite de Thrace et a obtenu une maîtrise en criminologie à l’université nationale et Kapodistrienne d’Athènes (faculté de droit). Elle est également titulaire d’un doctorat en criminologie du département de sociologie de l’université Panteion. Elle enseigne à l’Académie nationale de police et en tant que « boursière » au département de sociologie de l’université Panteion. Elle travaille comme chercheuse dans le cadre du projet BeSecure-FeelSecure cofinancé par l’UE (dirigé par la ville du Pirée) et du projet Icarus (dirigé par Efus) ainsi que du projet UrbanCrime sur les questions de sécurité urbaine.

Angelos Mimis
Angelos Mimis

Angelos Mimis est professeur associé en informatique appliquée à l’analyse spatiale au département de développement économique et régional de l’université Panteion. Il expliquera étape par étape comment l’évaluation de base a été menée au Pirée et partagera ses idées sur les principaux défis auxquels les acteurs locaux doivent faire attention lorsqu’ils s’engagent dans ce processus.

Intervenantes externes :

Mateja Mihinjac
Mateja Mihinjac

Mateja Mihinjac est une criminologue et chercheuse slovène qui effectue actuellement des recherches doctorales à l’Université Griffith, en Australie. Sa thèse porte sur la mise en œuvre de la prévention de la délinquance par la conception environnementale (CPTED). Mateja est certifiée dans la méthode SafeGrowth® pour la planification de la sécurité des quartiers et a co-enseigné des ateliers SafeGrowth® en Australie, au Canada, en Europe, en Nouvelle-Zélande et à travers les États-Unis. Elle est un partenaire européen d’AlterNation, une société de conseil qui a créé SafeGrowth®. Elle fournit également des services de recherche et de conseil en criminologie, en prévention et en analyse de la criminalité, en mettant l’accent sur la PCAM.
Elle a étudié les questions de justice pénale en Europe et en Australie depuis 2009. Elle a travaillé à la Cour constitutionnelle de Slovénie et possède de vastes compétences en informatique et en analyse, notamment en gestion de bases de données et en systèmes d’information géographique (SIG). Elle est membre active et déléguée générale de l’Association internationale de la PCAM (ICA), où elle gère également le programme de certification professionnelle de la PCAM.

Barbara Holtmann
Barbara Holtmann

Directrice, Fixed Africa (Afrique du Sud)

Animatrices :

Beatričė Juškaitė
Beatričė Juškaitė

Chargée de mission, Efus

Eszter Karácsony
Eszter Karácsony

Chargée de mission, Efus

La webconférence sera traduite simultanément en anglais et en français.

Cette webconférence sera la première d’une série de quatre réunions en ligne. Voir les autres dates et sujets ici