Les actions de l’Efus présentées à la conférence régionale de la Déclaration de Genève sur la violence armée et le développement

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Genève, Suisse, 8 et 9 juillet 2014 – La Déclaration de Genève sur la violence armée et le développement est une initiative diplomatique portant sur les relations entre violence armée et développement. Elle aide les Etats et les acteurs de la société civile à réduire de façon mesurable le poids global de la violence armée d’ici à 2015 et au-delà. Lancée en 2006, la Déclaration de Genève est aujourd’hui adoptée par 112 Etats.

Après la conférence régionale des Amériques qui s’est tenue au Guatemala en avril cette année, la Suisse a accueilli la deuxième Conférence pour l’Europe, le Caucase et l’Asie centrale. Environ 120 participants de 30 pays se sont réunis pour analyser les progrès réalisés dans la mise en place des principes de la Déclaration de Genève.

La conférence était aussi l’occasion de diffuser le Manuel de la Déclaration de Genève (voir ici), qui offre aux membres des gouvernements et autres parties intéressées des outils destinés à les aider à concrétiser leurs engagements par des approches nationales et locales. Le manuel propose une série de conseils, d’options et de ressources qui peuvent être adaptés à un contexte local.

La conférence était ouverte à tous les Etats membres, à la société civile, aux organisations internationales et à d’autres acteurs venus d’Europe, du Caucase et d’Asie centrale. Pendant les sessions plénières et parallèles, les participants ont pu partager leurs bonnes pratiques et leur expérience en matière de violence armée. La conférence était aussi l’occasion de nouer des partenariats et de renforcer la coopération entre gouvernements, société civile, organisations internationales et agences de coopération et de développement.

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Session parallèle – Les villes comme acteurs de la prévention et de la réduction de la violence armée

L’insécurité et la violence urbaine préoccupent tous les acteurs engagés dans la gestion des villes, dans le monde entier : décisionnaires politiques, responsables de l’aménagement urbain et acteurs du développement. Au cours de cette session, les participants ont présenté des expériences de prévention de la violence urbaine dans lesquelles de multiples acteurs sont engagés. Le principal objectif de cette session était de partager des expériences, pratiques et études de cas sur les approches urbaine de prévention et de réduction de la violence. C’était donc une tribune tout indiquée pour que l’Efus y présente ses missions, valeurs, outils, projets et réalisations.

Svetislav Paunovic, anciennement délégué de l’ONU-Habitat en Serbie et avec lequel l’Efus a collaboré en 2011 pour une mission en Serbie du sud, a présenté l’Efus en tant qu’association d’autorités locales et régionales européennes qui oeuvre pour une approche équilibrée de la sécurité combinant prévention, cohésion sociale et sanction. Il a déclaré que « les villes représentent les citoyens mieux que tout autre niveau de gouvernement » et a présenté quelques unes des pratiques réalisées en Serbie grâce au partenariat avec l’Efus et le programme Villes Plus Sûres de l’ONU-Habitat.

M. Paunovic a notamment insisté sur le rôle des autorités locales pour la mise en place de politiques de prévention de la criminalité à travers l’échange de connaissances, d’idées et de pratiques européennes. Il a notamment cité en exemple le projet pilote « Stop aux Drogues – Cacak Ville plus Sûre » et l’adoption par des municipalités serbes de la Charte pour une utilisation démocratique de la vidéosurveillance dans le cadre du projet européen piloté par l’Efus « Citoyens, Villes et Vidéosurveillance », auquel 10 villes européennes ont participé.

Session parallèle – La jeunesse comme agent du changement

Les panélistes ont partagé des expériences où les jeunes sont les principaux acteurs d’approches innovantes pour améliorer la sécurité et la cohabitation, comme par exemple en Serbie, en Bosnie et au Kosovo. Ceux-ci ont noté qu’il est nécessaire de développer davantage et de mettre en place des programmes de paix et de réconciliation pour assister le nombre croissant de jeunes qui souffrent des conséquences psychologiques de la violence armée. Certaines expériences remarquables ont été présentées, comme par exemple l’organisation « Se battre pour la paix » (Fight for Peace) qui utilise la boxe et les arts martiaux ainsi que l’éducation et le développement personnel pour aider les jeunes gens des communautés en butte à la criminalité et à la violence.

Déclaration de la société civile à la session plénière de clôture

Lors de la session plénière de clôture, une déclaration préparée par l’Alliance globale contre la violence armée (Global Alliance on Armed Violence) a été présentée comme servant de programme d’action. « Nous, société civile, rassemblée à la Conférence régionale de révision de la Déclaration de Genève sur la violence armée et le développement, avons préparé cette déclaration afin d’analyser les progrès réalisés dans la mise en oeuvre des principes de la Déclaration de Genève, » affirme cette déclaration. Ce texte aborde notamment les thèmes soulevés pendant les discussions entre représentants de la société civile, en particulier les partenariats efficaces et l’assistance, les projets pour l’après-2015 et comment surveiller la violence armée.

Session plénière de clôture et conclusions finales – la voix des villes européennes

Lors de la session plénière finale, au cours de laquelle les résultats de la conférence ont été résumés, l’accent a été mis sur « l’importance de l’approche holistique de la violence armée ». « Les villes doivent promouvoir et appliquer une approche de la prévention de la violence qui soit multi-acteurs et multi-sectorielle et utiliser différents outils et méthodologies, » affirment les conclusions finales. « L’inclusion signifie non seulement travailler avec les groupes qui nécessitent des programmes de prévention mais aussi avec les autorités et les institutions locales, conjointement avec les groupes-cibles, afin de s’appuyer sur les capacités locales. »

Cette déclaration, tirée de la présentation de l’Efus et d’une discussion ouverte pendant l’une des sessions plénières, représente la voix des villes européennes, qui a été entendue et reconnue comme telle par les participants et les organisateurs de la conférence.

Ces conclusions seront incluses dans les recommandations finales de la conférence, soulignant ainsi l’importance du rôle des villes et des autorités locales pour la mise en place de la Déclaration de Genève.

Pour plus d’information sur la Déclaration de Genève, voir le site web officiel : http://www.genevadeclaration.org/2014rrc/rrcswitzerland.html

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