Les villes contre la violence à l’école

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Campagne des villes contre la violence à l’école

Proposition de projet pour l’appel à projet dans le cadre du programme Daphne III[1] Domaine prioritaire III : sensibilisation ciblée, éducation et information

24 mois

La violence à l’école
La sécurité à l’école est un sujet qui touche toute personne impliquée dans le domaine de l’éducation : étudiants et élèves, professeurs, parents, élus, associations, la société toute entière. L’intérêt éveillé par ce sujet ne se limite pas aux évènements tragiques comme le meurtre horrible récemment survenu dans une école de Kauhajoki, en Finlande ; en fait, de tels évènements trouvent un large écho dans les médias, mais sont heureusement très rares. La violence à l’école peut prendre des formes très différentes, qui vont de l’harcèlement psychologique au bullisme, du racket aux lésions corporelles ; d’ailleurs, son impact est accru par la peur de la violence même.
Ce phénomène ne date pas d’hier. La situation au sein des écoles est un miroir plutôt fidèle de l’évolution de la société toute entière qui ne tend pas à s’aggraver ; cependant, cela ne suffit pas à soulager la souffrance des élèves et des professeurs qui font l’objet de différentes formes de violence physique et psychologique. Dans certains milieux, les conflits se font plus virulents ; les limites sont dépassées et de nouvelles formes de violence surgissent, même au sein des cours d’écoles, telles que l’harcèlement par Internet et le happy slapping, qui demandent des solutions nouvelles.
Pourquoi les villes sont concernées
Les raisons à la base de la violence en milieu scolaire sont multiples ; d’ailleurs, leurs racines puisent souvent en dehors des écoles. La violence est amenée à l’intérieur des écoles, mais elle peut tout aussi se répandre aux alentours des établissements, soustrayant ainsi du capital social aux villes touchées. Ce phénomène ne peut pas être analysé de façon isolée, en tenant compte seulement de ce qui se passe entre les murs des établissements. La violence de voisinage, la violence domestique et l’exclusion sociale représentent des facteurs importants qui peuvent déboucher vers la violence en milieu scolaire. La sécurité à l’école et dans la ville sont interdépendantes : voilà pourquoi les villes (qui jouent un rôle primordial dans la lutte contre l’insécurité au niveau local, notamment en rassemblant tous les acteurs impliqués) participent aux actions menées en collaboration avec les écoles, les parents et la police pour lutter contre la violence en milieu scolaire.
Expériences et aperçus obtenus 

Beaucoup de démarches ont déjà été entamées. Différentes villes d’Europe qui ont adhéré au Forum pour la Sécurité Urbaine se sont activement engagées pour prévenir et lutter contre la violence à l’école. Ensemble, elles ont regroupé un nombre conséquent d’expériences. Le Forum Européen a activement appuyé le renforcement de la coopération entre les écoles et la ville à travers le projet SécuCités Ecoles et a soutenu la création d’une communauté de chercheurs et acteurs à même de apprendre l’un de l’autre et de développer des formations en ligne à travers les projets Visionnay et Vistop.

A présent, le Forum Européen pour la Sécurité Urbaine propose un projet visant à donner suite aux connaissances et aux expériences accumulées en les traduisant en actions concrètes vouées à la sécurité des enfants à l’école. 

Comment utiliser le programme dans les campagnes de prévention menées par les Villes européennes
Le Forum Européen pour la Sécurité Urbaine propose l’initiative « campagne des villes contre la violence à l’école », au sein de laquelle les villes européennes travaillent de concert à la préparation de campagnes de prévention adaptées aux exigences locales. L’idée principale du projet est que les villes peuvent traduire les connaissances et les expériences rassemblées en actions de prévention concrètes en utilisant des méthodes innovantes. La particularité de cette idée est que ces campagnes locales peuvent s’inspirer en même temps des exemples européens et des expériences et exigences au niveau local.

Sachant que de telles actions peuvent être considérablement renforcées en encourageant les acteurs concernés à participer, ces campagnes devraient être conçues et mises en route sur le terrain en mobilisant élèves et professeurs. Sur la base de l’idée de la médiation entre pairs, les campagnes contre la violence à l’école sont idéalement menées par les élèves mêmes, qui prennent position contre les abus et la victimation et luttent en faveur de la résolution pacifique des conflits et le vivre ensemble pacifique au sein de l’école et dans la ville.

Pendant la phase de développement du projet, les acteurs impliqués dans une ville devraient utiliser les expériences et les connaissances gagnées ailleurs ; en particulier, la méthodologie et la pédagogie des campagnes qui découlent des échanges au niveau européen et de la mutualisation de l’acquis laissent une marge de manœuvre pour des solutions innovantes.

Ces campagnes devraient s’inspirer de méthodes innovantes telles que les jeux de rôle et les manifestations organisées sous forme de spectacles théâtraux. L’aspect innovant sera donc l’engagement solide des équipes de pairs et l’utilisation des nouvelles technologies dans le développement des techniques de médiation et des efforts de sensibilisation. Dans ce sens, les adultes à l’intérieur et à l’extérieur des écoles, les parents, la police ou les services de la ville chargés de la prévention et de la jeunesse pourraient promouvoir ces campagnes, plutôt que les mettre en place.

En même temps, ces campagnes utiliseraient les nouvelles technologies et interviendraient dans l’espace virtuel utilisé par les jeunes et les adolescents. Les blogs, les forums et, tout spécialement, les applications du web 2.0 telles que MySpace, Facebook ou Second Life permettent aux jeunes non seulement de sortir de leur environnement physique, mais aussi d’utiliser l’anonymat garanti par l’Internet pour obtenir des informations et des conseils. L’utilisation de ces technologies pour prévenir de nouvelles formes de violence et de harcèlement psychologique en ligne devient alors incontournable. L’espace virtuel pourrait servir en tant que lieu d’échange d’informations, point de contact et centre d’assistance, mais aussi en tant qu’espace pour mettre en route une campagne, voire proposer des programmes voués à la prévention des conflits, et cela en utilisant des techniques telles que les jeux de rôle. Dans ce cadre, le projet aVatar@school, mis sur pied par des membres du consortium Visionary, est au tout premier rang. L’avantage des instruments en ligne est bien évidemment celui de pouvoir être très facilement partagés entre villes et pays. Le choix des outils pédagogiques et le rôle joué par les élèves au sein des campagnes dépendent bien évidemment de la tranche d’âge ciblée.

Le caractère européen de ces campagnes dépendra de l’intensité de la coopération entre les villes d’Europe et du degré d’implication des représentants d’autres villes dans la mise en route de la campagne (par ex. entre les pays liés par un rapport d’émigration/immigration).

Dans sa deuxième phase, ce projet pourrait déboucher vers une campagne européenne, notamment si un nombre non négligeable de campagnes locales portent sur des aspects similaires.

L’organisation du projet
1ère phase : préparer le terrain pour le développement de la campagne
 Les représentants de chaque ville se réunissent pour une réunion de coup d’envoi

  • Les acteurs de chaque ville (ville, élèves, professeurs, police) se rencontrent et analysent ensemble les exigences à la base de la campagne<//font><//font><//font>
  • Le FESU met en place une présentation détaillée des activités et des méthodes de prévention

2ème phase : développement de la campagne locale

  • Les représentants de chaque ville se réunissent pour présenter leurs exigences et discutent des différentes idées pour développer une campagne adaptée à leurs exigences<//font><//font><//font>
  • Les villes se répartissent en groupes de trois de façon à mieux suivre le développement de la campagne et interagir <//font><//font><//font>
  • Les acteurs de chaque ville développent la campagne

3ème phase : l’organisation des campagnes locales

  • Les représentants de chaque ville présentent leurs projets de campagne pour obtenir un feedback et mutualiser les investissements au niveau des matériels<//font><//font><//font>
  • Créer du matériel et fournir le soutien pour les campagnes locales

4ème phase : la mise en route de la campagne

  • Les villes mettent en route la campagne dans différentes écoles<//font><//font><//font><//font>
  • Optionnel : les villes participent aux campagnes organisées par des autres villes

5ème phase : évaluation, conclusions et opportunités à long terme

  • Evaluation des points forts et points faibles de la campagne, ainsi que ses retentissements<//font><//font><//font>
  • Organisation d’une conférence finale pour présenter différentes campagnes et leur écho<//font><//font><//font>
  • Envisager la diffusion de ces campagnes à d’autres villes et pays

Résultats :

–           Réalisation d’une campagne de sensibilisation innovante et multiplicatrice sur deux axes :

–         sur le terrain (dans les écoles et dans les villes) sous forme de pièce théâtrale
–         en ligne (blogs, forums …) ;

–           Mise en réseau des 10 villes européennes

–           Capitalisation des pratiques

–           Création d’un site internet

La contribution des Villes partenaires  au projet:

–         Participation active à tous les activités du projet (séminaire de travail, mise en œuvre des actions, diffusion des résultats…)

–         Travail en partenariat avec 1 ou plus écoles et les acteurs clefs (enseignants, parents, élèves…)

–         Aide à la réalisation et diffusion des résultats 
Budget et Finances

80% des financements alloués par la Commission Européenne

20% des financements alloués par les partenaires

Dans le cadre d’un plafond de 300 000€

La part de chaque ville engagée dans un projet sur deux ans et incluant 10 partenaires se chiffre à 3000-4000€ par an.

Les villes intéressées de travailler sur ce sujet sont invitées à prendre contact avec

Mme Carla Napolano (napolano@urbansecurity.org) ou
M. Sebastian Sperber (sperber@urbansecurity.org)
+ 33 1 40 64 49 00


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[1] Appel à proposition qui va être publié en novembre 2008 ; le projet sera évalué par rapport aux priorités d’action énoncées dans l’appel même. 

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