Comment mieux utiliser les réseaux sociaux pour la sécurité et la sûreté des grands événements ?

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Athènes, Grèce, mai 2017 – Comment utiliser au mieux l’information collectée sur les réseaux sociaux pour prévoir et organiser la sécurité de grands événements ? Comme utiliser les réseaux sociaux pour assister la police dans la collecte d’information en temps réel ainsi que la communication avec les participants ? Quel rôle peuvent-ils jouer dans le cadre d’enquêtes lorsque des incidents ont lieu ? Telles étaient les principales questions débattues lors de l’atelier sur « Les émeutes et les rassemblements de masse » (riots and mass gatherings) du projet MEDI@4SEC, dont l’Efus est partenaire, qui a eu lieu à Athènes (Grèce) le 9 mai.

Athens, May 2017

Les réseaux sociaux jouent un rôle croissant dans l’organisation et le déroulement des rassemblements de masse récents. Ils permettent aux citoyens de s’organiser plus rapidement et efficacement en diffusant des informations de façon aisée et au bon moment. Si cela permet à la police et ses partenaires de surveiller les foules et de communiquer directement avec les citoyens, certains arguent aussi que la police est toujours un temps en retard par rapport à de telles situations.

À partir d’exemples concrets de récents rassemblements de masse présentés par des experts, des chercheurs et des techniciens de la police, d’un certain nombre d’autorités locales et nationales, de développeurs de logiciels et d’organisateurs d’événements, l’atelier a exploré les utilisations potentielles des réseaux sociaux et leurs conséquences sur les événements de masse, avant, pendant et après.

Au nom de la ville de Rotterdam, membre de l’Efus, Jeroen Slikkerveer a présenté l’expérience du service de sécurité publique de la ville en matière de surveillance des émeutes et rassemblements de masse grâce à la plate-forme digitale de la municipalité. Il a présenté notamment les différents outils, programmes et réseaux sociaux utilisés par la ville.

Media4sec, Athens, May 2017

Au travers de différentes sessions de travail, les participants ont examiné les différentes pratiques d’utilisation des réseaux sociaux ainsi que les opportunités, forces, faiblesses et défis de leur utilisation dans un certain nombre de situations spécifiques.

Les grands événements (défilés, festivals, événements sportifs par exemple), où les foules se rassemblent pour une activité particulière et qui peuvent être la cible de criminels ou de terroristes. L’un des points principaux abordés pendant la discussion était que les réseaux sociaux peuvent être un outil utile pour analyser les données ouvertes relatives à des événements antérieurs afin d’élaborer une stratégie fondée sur l’expérience et de permettre aux forces de l’ordre de coopérer avec les parties prenantes dans les espaces réel et virtuel. Les participants ont recommandé d’actualiser la législation sur la vie privée en accord avec l’évolution des technologies digitales.

Mouvements de protestation, manifestations et émeutes où les civils se mobilisent et s’organisent en groupes rapidement et où les réseaux sociaux peuvent les aider à coordonner leurs mouvements. Pour les participants, deux des questions principales sont d’une part le changement du paradigme du maintien de l’ordre et l’image de la police via les réseaux sociaux et d’autre part le besoin d’avoir une plate-forme et une méthode d’organisation permettant l’échange rapide d’information.

Gérer les migrations de masse, un défi croissant en Europe et qui souvent se traduit par des rassemblements de masse ou bien des campements qui durent des semaines, voire des mois. Les participants à l’atelier ont proposé plusieurs recommandations : élaborer un guide de bonnes pratiques pour les forces de l’ordre ; raconter les histoires des migrants, avec eux, pour contrer les mensonges des trafiquants ; identifier les leaders d’opinion au sein des groupes de migrants sur les réseaux sociaux et communiquer avec eux directement, dans leur langue.

La gestion des événements de masse implique plusieurs types d’intervenants : les citoyens, les forces de police (dont la police anti-émeute), les gouvernements locaux et nationaux, les services d’urgence, les bénévoles du monde numérique, etc. L’utilisation des réseaux sociaux doit être intégrée à leurs activités quotidiennes avant, pendant et après que des incidents surviennent.

Les réseaux sociaux peuvent faciliter les efforts de communication et de collaboration avec la « société numérique » et améliorer la connaissance d’une situation et la sûreté en cas de perturbations. Les forces de l’ordre, en coopération avec les parties prenantes, ont aussi l’obligation de faciliter les rassemblements de masse pacifiques et de protéger la liberté de rassemblement, de croyance et d’expression tout en maintenant l’ordre public.

Plus d’information sur le projet MEDI@4SEC : media4sec.eu

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