Événements & débats

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Événement final du projet “Just and Safer Cities for All”

Atelier sur les violences discriminatoires

L’Efus a organisé l’événement final du projet « Just and Safer Cities for all ». Représentants des autorités locales et nationales, organisations de la société civile, forces de police et citoyens, ce sont près de 90 participants de 14 pays européens ont pris part à cet atelier sur les violences discriminatoires. Il a eu lieu lors de la conférence « Sécurité, démocratie et villes: Co-produire les politiques de sécurité urbaine », organisée au Musée Museu del Disseny de Barcelone (DHUB).

Co-piloté par l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne (FRA), l’atelier était divisé en deux sessions. La première s’est intéressée aux priorités de la lutte contre les phénomènes de violences discriminatoires. Elle était présidée par Antonio Lorenzo, maire adjoint de la ville de Castellón de la Plana et animée par Niraj Nathwani de la FRA. Joanna Perry, chercheuse et conférencière associée sur les crimes de haine au Birkbeck College, Université de Londres; Maribel Ramos, directrice adjointe, fondation RAIS; et Paul Giannadi, responsable du programme intergouvernemental Crimes de Haine, Département des Communautés et du Gouvernement local, ont également participé à la discussion. Parmi les priorités mentionnées figurent le sous-signalement des actes de violences discriminatoires ainsi que le manque de confiance en la police, qui génère chez les victimes le sentiment d’être mal protégées.

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Lors de la seconde session, la discussion a porté sur le rôle des autorités locales pour prévenir les violences discriminatoires : Comment peuvent-elles créer un environnement dans lequel la discrimination, les discours de haine et la violence ne sont pas tolérés ? Cette session était présidée par Dolors Sabater, maire de Badalona. Gemma Pinyol, experte pour le programme Cités interculturelles du Conseil de l’Europe a animé le débat entre Aida Guillen, Directrice des droits à la citoyenneté et à la diversité de la ville de Barcelone, Claire Fernandez, Directrice adjointe – Programmes, Réseau européen contre le racisme (ENAR), Piotr Godzisz, responsable des politiques, de la recherche et du plaidoyer, membre du conseil d’administration de Lambda Warszawa, et Jari Taponen, Chef de Police, Unité des actions de prévention du département de police d’Helsinki.

Les intervenants ont souligné la nécessité pour les autorités locales de travailler directement avec les communautés et les groupes vulnérables. Les ONG, les associations et les communautés jouent un rôle complémentaire aux administrations pour atteindre et agir auprès des groupes vulnérables et des victimes. Ils ont aussi rappelé la nécessité d’observer, d’évaluer et de faire un diagnostic de la réalité et de mesurer l’impact des politiques, notamment des observatoires de la discrimination. Les données probantes aident en effet à changer la perception de la sécurité, ce qui est souvent biaisé ou faussé. Il est ainsi nécessaire d’agir contre les discriminations peu visibles comme celles à l’encontre des sans-abri ou des jeunes.

IMG_0193Les discussions de l’atelier et les travaux réalisés lors des événements précédents du projet (séminaires, déjeuners-débats, comités exécutifs de l’Efus) ont permis de formuler des conclusions et recommandations visant à lutter contre les violences discriminatoires au niveau local. Pour la toute première fois, le Manifeste « Sécurité, Démocratie et Villes » de l’Efus dresse les violences discriminatoires au titre des sujets prioritaires pour la sécurité urbaine. Document politique, le Manifeste présente les engagements et les recommandations des membres de l’Efus pour les 5 prochaines années.

Séminaire Européen

Prévenir et combattre les violences discriminatoires au niveau local2-3 mars 2017, Vienne

(Aussi disponible en Allemand)

Déjeuners-débats

Dans le cadre du projet Just and Safer Cities for All (JUST), l’Efus a organisé une série de débats avec des élus locaux, des professionnels de la sécurité, des représentants de la société civile et des jeunes des villes européennes pour échanger sur la prévention des violences discriminatoires au niveau local . Il s’agissait de discuter et d’affiner les recommandations pour les acteurs locaux qui souhaitent mettre en œuvre des stratégies pour lutter et prévenir la haine et l’intolérance sur leurs territoires. Quel devrait être le rôle des autorités locales dans la lutte contre la violence discriminatoire? Quels types d’action devraient-elles prendre? Comment coopérer ou mieux coopérer avec les forces de l’ordre ou les organismes d’aide aux victimes? Telles étaient les questions au coeur des débats.

Lancée à Madrid (Espagne) en novembre 2016, l’initiative s’est poursuivie à Vienne (Autriche) en mars 2017. L’Efus, avec la contribution des acteurs locaux présents aux deux événements, a élaboré un premier projet sur les priorités de l’action des autorités locales et régionales pour la prévenir les violences discriminatoires. Ces échanges ont été complétés par des débats dans d’autres villes en Europe afin d’inclure les contributions, perspectives et points de vue des acteurs locaux de différents pays européens.

Formuler des recommandations pour Manifeste « Sécurité, Démocratie et Villes »

Ces débats visaient à formuler des recommandations pour aider les autorités locales à prévenir les violences discriminatoires. Ces recommandations seront intégrées dans le Manifeste « Sécurité, Démocratie et Villes »  qui a été adopté lors de la conférence internationale de l’Efus, « Sécurité, Démocratie et Villes : Coproduire les politiques de sécurité urbaine ». Le manifeste contient les réflexions, les recommandations et les engagements des autorités locales et régionales membres de l’Efus pour les cinq prochaines années dans le domaine de la sécurité.

Déjeuner débat à Madrid (Espagne)


… à Brno (République tchèque) …

Le 19 septembre 2017, un déjeuner-débat a eu lieu à Brno (République tchèque) dans le cadre des Journées nationales de la prévention de la criminalité. L’événement a réuni des représentants du service de probation et de médiation des villes de Brno, Brasov (Roumanie) et de Vienne (Autriche), des universitaires de l’Université de Brno, de l’Université de Prague, de l’Université Mendel de Brno, de l’Université de Bratislava (Slovaquie) et l’Institut tchèque de criminologie et de prévention sociale.

Le projet et ses recommandations ont été présentés par Pilar de la Torre, chargée de mission à l’Efus. Shams Asadi, commissaire en chef des droits de l’homme de Vienne, a partagé les expériences de sa ville avant d’ouvrir le débat. La discussion s’est concentrée autour de quatre questions particulièrement importantes pour les autorités locales: acquérir davantage de connaissances et de preuves sur la situation réelle des personnes vulnérables au niveau local; lutter contre le sous-signalement en gagnant la confiance des citoyens vulnérables; adopter une approche multidisciplinaire et impliquer les acteurs locaux, y compris les représentants des minorités et des organisations de la société civile, pour identifier les priorités et concevoir des stratégies appropriées, et enfin, s’attaquer au discours de haine sur les réseaux sociaux.

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Lunch debate in Brno


… à Stuttgart (Allemagne) …

Autre déjeuner-débat à Stuttgart (Allemagne) le 6 octobre. Organisé dans le cadre de l’Assemblée générale du Forum allemand et européen pour la sécurité urbaine (DEFUS), il a réuni des représentants des villes d’Augsbourg, Düsseldorf, Essen, Freiburg, Gelsenkirchen, Heidelberg, Karlsruhe, Mannheim, Munich, Stuttgart, ainsi que du Conseil de prévention du Land de Basse-Saxe (Landespräventionsrat Niedersachsen).

Moritz Konradi, chargé de mission à l’Efus, a présenté la version préliminaire des recommandations du Forum pour la prévention des violences discriminatoires. Riche et animé, le débat a porté sur trois enjeux stratégiques.

Les participants ont tout d’abord souligné la nécessité d’améliorer les données statistiques sur les différents phénomènes de violence discriminatoire. Le manque actuel de telles données entrave souvent le développement de stratégies de prévention efficaces et peut mener à percevoir la violence discriminatoire comme un problème marginal.

Ils ont ensuite souligné que les autorités locales peuvent apporter un soutien capital aux groupes victimes de violences discriminatoires. Ainsi, de nombreuses municipalités ont déjà mis en place des services spécialisés et nommé des agents qui servent de points de contact pour ces communautés.

Ils ont enfin rappelé l’importance de la coopération avec les organisations de la société civile. Mutualiser les efforts et coordonner l’action des réseaux de prévention sont essentiels pour prévenir efficacement les phénomènes d’intolérance et les formes de violence et de criminalité qui en découlent.

Stuttgart Lunch debate

Lunch debate in Stuttgart

…à Barcelone (Espagne) …

Le 15 novembre 2017, le quatrième déjeuner-débat s’est tenu à Barcelone, dans le cadre de la conférence internationale de Efus « Sécurité, Démocratie et Villes : Co-produire les politiques de sécurité urbaine ». Pour cette rencontre, l’Efus a réuni près de 50 jeunes européens venus de France, d’Allemagne, d’Espagne et des Pays-Bas. Forums nationaux, villes membres de l’Efus ou encore associations partenaires du forum ont sélectionnés les jeunes participants en raison de leur implication dans des activités de prévention de la criminalité en tant que bénévoles, stagiaires ou jeunes professionnels. Ils contribuent ainsi quotidiennement aux stratégies locales de prévention.

Au cours du déjeuner, les partenaires ont animé des tables rondes lors desquelles les participants se sont penchés sur les recommandations et ont proposé leurs idées et priorités pour les stratégies locales de prévention de la haine et de l’intolérance. De nombreux jeunes ont parlé de leur vécu face aux discours de haine racistes notamment sur les réseaux sociaux. Ils ont proposé des stratégies pour diffuser des contre-discours et des images alternatives à travers des réseaux comme instagram ou snapchat. Ils ont aussi dénoncé la discrimination sexiste ou homophobe en contexte sportif. Pour y répondre, ils ont proposé des projets impliquant des ONG pour l’égalité et des réseaux sportifs afin de sensibiliser et d’apporter un soutien aux jeunes visés. Enfin, ils ont souligné le rôle clé des autorités locales pour coordonner et soutenir ces efforts.

Lunch debate in Barcelona

…et à Paris.

Bientôt.

Efus remercie tous les participants à ces débats pour leur contribution.

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