Assemblée Générale 2011 / Roms : agir d’urgence pour garantir la scolarisation des enfants roms

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Le débat sur la résolution de l’Efus consacrée aux populations roms en Europe, lors de l’Assemblée générale de Gênes, a été introduit par Franco Corradini, adjoint à la sécurité de la ville de Reggio Emilia et illustré par Bernard Vincent, conseiller du maire d’Aubervilliers pour la prévention et la sécurité et vice-président de l’agglomération Plaine Commune, en charge des questions d’habitat.

Entre 10.000 et 15.000 Roms vivent en France, a dit Bernard Vincent, dont une majorité de Roumains, la plupart des autres étant Bulgares. Une grande majorité d’entre eux vivent en région parisienne et plus particulièrement en Seine-Saint-Denis.

L’un des problèmes les plus urgents est celui de la scolarisation des enfants,” a-t-il ajouté.  “Ces populations vivent dans des conditions déplorables, dans des bidonvilles, des squatts… Les Roms sont aussi constamment menacés d’expulsion, mais les reconduites aux pays d’origine ne répondent pas au problème parce que les gens reviennent. L’expulsion d’une commune déplace le problème vers une autre commune… Avant tout, il est fondamental de rappeler que les Roms, Roumains et Bulgares qui vivent chez nous sont des citoyens à part entière dont la présence peut enrichir l’apport des 143 nationalités déjà présentes à Aubervilliers et dans l’agglomération Plaine Commune”.

Franco Corradini a rappelé que le 11 mai le Conseil de l’Europe a présenté à Istanbul le rapport « Vivre ensemble » : conjuguer diversité et liberté dans l’Europe du XXIe siècle qui dresse le bilan des problèmes posé par l’intolérance et de la discrimination en Europe (en particulier à l’encontre des Roms et des immigrés), ainsi que les possibles réponses pour « vivre ensemble » dans des sociétés européennes ouvertes.

Michel Marcus a rappelé que l’Efus souhaite développer un projet dont l’objectif est de permettre aux enfants et jeunes Roms de poursuivre une scolarisation quelle que soit la ville où ils se trouvent, en fonction des pérégrinations de leurs familles. L’idée est d’associer les villes-membres de l’Efus pour offrir une sorte de passeport-école.

M. Marcus a souligné que l’Union européenne dispose de budgets mais qu’elle manque de projets concrets sur lesquels verser ces financements. Il a ainsi lancé un appel aux villes membres du réseau pour qu’elles “présentent un projet sur l’éducation des Roms”.

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