Comment les collectivités territoriales peuvent-elles évaluer la vulnérabilité de leurs espaces publics ? Une webconférence du projet PRoTECT

Also in... (English)

100547371Paris, France, mars 2021 – Pouvoir évaluer rigoureusement la vulnérabilité des espaces publics urbains, notamment les cibles telles que les centres commerciaux, culturels ou sportifs et les transports publics, est une priorité pour de nombreuses villes européennes. Dans le cadre du projet PRoTECT, qui vise à renforcer les capacités des collectivités à protéger ces espaces publics, notamment contre les menaces terroristes, l’Efus organise une série de webconférences, dont la première a eu lieu le 17 février.


Des outils pour évaluer la vulnérabilité des espaces publics

La rencontre a permis d’étudier comment les collectivités peuvent « prendre des décisions informées sur les mesures de protection des espaces publics » notamment par le biais de divers outils développés soit par l’Union européenne, soit par le projet PRoTECT.

Radoslaw Olszewski, de la direction générale Affaires intérieures – Unité terrorisme et radicalisation / secteur protection, a présenté la « Liste de contrôle pour l’évaluation de la vulnérabilité destinée aux autorités publiques et de sécurité de l’UE » (EU’s Vulnerability Assessment Checklist for Public and Security Authorities) qui a été développée par la DG Affaires intérieures dans le cadre des travaux menés par la Commission européenne pour aider les forces de police à protéger les espaces publics. Il a souligné que l’Agenda de l’UE pour le contre-terrorisme, qui entre dans le cadre de la stratégie de sécurité de l’UE, distingue quatre types d’action à mettre en œuvre pour protéger les espaces publics à l’échelle locale, nationale, européenne et internationale : anticiper, prévenir, protéger, et répondre.

Pilar De La Torre, chargée de mission à l’Efus, a présenté le Manuel d’Évaluation des Vulnérabilités élaboré par l’Efus et l’organisation néerlandaise TNO, qui pilote le projet PRoTECT, pour aider les équipes municipales à utiliser l’Outil d’Évaluation de la Vulnérabilité de la DG Affaires intérieures afin de mener une évaluation bien informée et complète de la vulnérabilité des espaces publics locaux.

Enfin, Anita Schilling,  Cheffe de projet technique chez DIGINEXT, une entreprise technologique basée à Aix-en-Provence, a présenté le projet européen STEPWISE, qui utilise des maquettes en réalité virtuelle d’espaces publics réels pour améliorer leur sécurité.


Approche holistique, nouvelles technologies, et importance de l’échange et de la coopération

Les participants ont souligné qu’il convient de répondre aux menaces de façon holistique, c’est-à-dire en prenant en compte toutes leurs composantes et notamment la façon dont elles sont perçues. Un autre point important est que si toutes les menaces ne peuvent pas être prévenues, elles peuvent être réduites et traitées. Un aspect clé de l’évaluation des risques consiste à décider quelles menaces sont impossibles à prévenir, et quelles mesures de réduction peuvent être mises en place.

Les technologies peuvent faciliter l’évaluation des vulnérabilités, notamment les drones qui donnent une image très complète d’un espace public, et les technologies virtuelles telles que la plateforme créée par le projet STEPWISE. Elle crée une visualisation en 3D d’un lieu et comprend un logiciel spécialisé permettant aux acteurs de la sécurité d’évaluer précisément les vulnérabilités.

Enfin, les outils et supports d’assistance, comme les fiches de synthèse produites par l’Efus pour faciliter l’utilisation de l’Outil d’Évaluation des Vulnérabilités de l’UE, peuvent aider les collectivités parce qu’ils sont flexibles et adaptables. Pour autant, ils ne constituent pas une solution « taille unique ». Il est important de coopérer et d’échanger des informations pour que ces outils et pratiques soient constamment actualisés et adaptés aux besoins des acteurs de la sécurité.


2021-03-17

1615982809

21311