L’Efus s’engage pour prévenir les violences faites aux femmes

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Paris, France, novembre 2018 Le 25 novembre aura lieu la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Selon les Nations Unies, « la violence à l’égard des femmes et des filles constitue l’une des violations des droits de l’homme les plus répandues, les plus persistantes et les plus dévastatrices dans le monde ». L’Efus a conscience de l’importance de cette lutte au sein même des collectivités locales et s’engage depuis longtemps pour la prévention locale des violences faites aux femmes.

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Paris, France, novembre 2018 – Le 25 novembre aura lieu la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Selon les Nations Unies, « la violence à l’égard des femmes et des filles constitue l’une des violations des droits de l’homme les plus répandues, les plus persistantes et les plus dévastatrices dans le monde ». L’Efus a conscience de l’importance de cette lutte au sein même des collectivités locales et s’engage depuis longtemps pour la prévention locale des violences faites aux femmes.

> Des recommandations pratiques pour les autorités locales dans le Manifeste de l’Efus

Le Manifeste est une plateforme politique sur la sécurité urbaine élaborée par l’Efus et rassemblant les valeurs et principes qui fondent son action et celle ses membres. Le Manifeste « Sécurité, démocratie et villes : Coproduire les politiques de sécurité urbaine » a été produit lors de  la conférence internationale organisée par l’Efus, la ville de Barcelone et le Gouvernement de Catalogne en novembre 2017 à Barcelone.

Il comporte des recommandations pratiques à destination des villes pour prévenir les violences faites aux femmes. L’Efus recommande, entre autres que :

  • Les autorités locales soient pleinement impliquées dans les stratégies de lutte contre les violences de genre. Leur rôle dans la prévention et l’assistance aux victimes doit être reconnu et fortement soutenu par les gouvernements nationaux ainsi que par les institutions européennes et internationales ;
  • Les politiques prennent en compte l’ensemble des sphères où ont lieu les violences faites aux femmes : les espaces publics et privés, écoles, travail et temps libre, transports publics, ainsi que le cyberespace ;
  • Une meilleure connaissance sur les violences faites aux femmes soit développée afin de combler le manque de données et la sous-déclaration systématique. Ceci doit se concrétiser à travers la réalisation d’audits de sécurité spécifiques et la publication de statistiques et des rapports détaillés sur le sujet pour rendre visible l’ampleur réelle du phénomène ;
  • Des moyens à la hauteur de ce phénomène majeur doivent être alloués pour le prévenir et le contrer ;
  • Les autorités locales et régionales élaborent des politiques de prévention qui permettent aux femmes d’affirmer et d’exercer leurs droits et assurent une assistance et un soutien accessibles aux victimes ;
  • Toutes les violences faites aux femmes soient partout reconnues par la loi comme répréhensibles et qu’un cadre juridique européen plus standardisé soit défini.

> Promouvoir l’échange de pratiques

Dans le cadre du projet européen « Just and Safer Cities for All » (JUST), l’Efus a dirigé les efforts d’un consortium de partenaires à travers l’Europe pour promouvoir l’échange de pratiques prometteuses et mettre au point des recommandations pour développer ou renforcer les stratégies locales de lutte contre les violences discriminatoires. A l’issue de ce projet ,une publication a été éditée. Elle présente l’état de l’art des stratégies locales contre la haine et l’intolérance, met en valeur des pratiques locales et propose des recommandations pratiques.

Certaines de ces pratiques locales concernent les violences faites aux femmes. On peut notamment citer :

  • La campagne « Stop au cybersexime » du centre Hubertine Auclert à Paris (France, 2016) qui a conçu et distribué un kit pour lutter contre le cybersexisme composé d’affiches et de brochures.  Ce kit informe sur la nature du cybersexime et les moyens d’y répondre. Des messages publicitaires ont été diffusés dans les transports publics parisiens et sur les réseaux sociaux.
  • Le programme intégré contre les violences domestiques de la ville de Malmö (Suède) a été conçu à partir d’une vision concrète des besoins des femmes victimes de violences : des soins en cas de blessure physique, la possibilité de porter plainte, et une assistance pour leur permettre de mettre fin à la relation abusive.

Retrouvez plus d’informations et de pratiques dans la publication « Prévenir les violences discriminatoires au niveau local : pratiques et recommandations ».

> S’engager avec l’Efus

En 2018, l’Efus a créé le groupe de travail « Just and Safer Cities for All » co-dirigé par les villes de Vienne (AT) et Bordeaux (FR). Ce groupe promeut les droits humains en favorisant l’adoption de meilleures politiques pour empêcher les violences discriminatoires, rendant ainsi les villes plus sûres pour l’ensemble de leurs habitants.


 

Pour obtenir plus d’informations sur ce groupe de travail, vous pouvez contacter Pilar de la Torre : delatorre@efus.eu et Moritz Konradi : konradi@efus.eu