L’immigration de pauvreté au sein de l’UE au centre de la dernière réunion du Comité exécutif de l’Efus

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Paris, le 27 mars 2013 – L’immigration de pauvreté au sein de l’UE et notamment celle en provenance de Roumanie et de Bulgarie, deux pays dont les ressortissants pourront vivre et travailler librement dans les pays de l’Union européenne à partir du 1er janvier 2014, a été le thème central des débats au dernier Comité exécutif de l’Efus, réuni les 25 et 26 mars à Mannheim (Allemagne).

Christian Specht, premier adjoint au maire de Mannheim

Ce débat avait été proposé par la ville de Mannheim, qui est membre du CE. Les villes allemandes sont en effet préoccupées par le prévisible afflux d’immigrants de Roumanie et de Bulgarie lorsque, aux termes de l’accord d’accession à l’UE, ils auront les mêmes droits que les autres ressortissants de l’Union européenne. (Lors de leur adhésion en 2007, des restrictions avaient été imposées sur leur droit à résider et travailler dans les pays de l’UE pour une période allant jusqu’au 1er janvier 2014).

Les villes allemandes ont récemment appelé le gouvernement fédéral ainsi que les Länder et l’UE à agir pour améliorer les conditions de vie en Europe de l’Est « afin de rendre inutile l’émigration liée à la pauvreté ». Dans un communiqué de presse (lire en allemand) publié le 14 mars, elles ont également demandé « l’aide de l’Etat fédéral, des Länder et de l’UE pour faire face aux problèmes existants », soulignant que « les villes font face à de grands défis » et qu’il est « urgent d’agir ».

Ce débat sur l’impact des flux de migration sur les villes européennes et les moyens qu’elles ont pour y répondre fait suite aux discussions qui ont eu lieu ces dernières années au sein du Comité exécutif de l’Efus sur l’immigration illégale à la frontière sud de l’Europe (résolution du 8 mars 2012) et sur l’accueil des populations Roms (résolution du 4 novembre 2010). L’Efus défend que les villes européennes doivent continuer à être accueillantes et à promouvoir l’inclusion sociale et économique, mais qu’il est nécessaire de reconnaître qu’elles sont en première ligne pour gérer l’impact des flux migratoires et qu’elles ont besoin d’un soutien plus important de la part des institutions européennes.

Liste des membres du Comité exécutif

Voir les coupures presse sur le Comité exécutif.